Le matheu curieux

Appel de contribution au Carnaval des blogues

Je sais que je suis un peu en retard sur l'annonce mais, il y a un bon côté, cela lui redonnera une nouvelle visibilité (du moins, dans les quelques agrégateurs qui suivent le fil RSS de ce carnet).

Mario tout de go nous invite à contribuer au Carnaval des blogues en éducation qui prendra place en janvier prochain. La thématique (roulement de tambour)... l'intégration des technologies aux apprentissages. Bien quoi, vous n'êtes pas surpris :-)

Suivi : CRCIE et la réforme de l'école québécoise au primaire

Bonne nouvelle. J'ai reçu hier une réponse de la part de madame Denise Lauzon concernant ma question #1.


*** Début de la réponse reçue ***

Bonjour M. Moisan,

Après la rencontre du 27 mai, vous pourrez consulter, sur le site web du CRIE, un document comprenant les transparents utilisés pour la présentation des résultats de recherche lors de l'activité du 27 mai 2005. Sur le site, vous pourrez également trouver une liste des publications en voie de parution portant sur cette recherche.

Cordialement,

Denise Lauzon secrétaire de la Chaire de recherche du Canada sur l'intervention éducative
Chaire de recherche du Canada sur l'intervention éducative et Centre de recherche CRIE-CRIFPE
Faculté d'éducation
Université de Sherbrooke
2500, boul. de l'Université
Sherbrooke (Québec) J1K 2R1
Téléphone: (819) 821-8000 poste 1339
Télécopieur: (819) 829-5343

La CRCIE et la réforme de l'école québécoise au primaire

Voici un message reçu le 19 avril dernier (ok, je suis un peu en retard) sur la liste plan-ecole concernant la présentation des résultats d’une recherche sur la mise en œuvre du nouveau curriculum de l’enseignement primaire. Mes questions sont les suivantes :

  1. Est-ce que le «dossier qui sera remis aux participantes et participants» sera aussi disponible sur le web pour ceux et celles qui ne pourront y assister? (Je viens d'ailleurs d'envoyer un courriel à ce propos à madame Lauzon).
  2. Est-ce qu'une personne lisant ce carnet prévoit y être?
  3. Si oui à la question 2, pourriez-vous svp nous faire un petit retour sur l'essence de ce qui aura été dit lors de cette journée?

Voilà :-)


*** Début du message reçu ***

Cette invitation s’adresse à tous les intervenantes et intervenants qui œuvrent dans le milieu scolaire et qui sont intéressés par la question de la mise en œuvre du nouveau curriculum de l’enseignement primaire.



La Chaire de recherche du Canada sur l’intervention éducative (CRCIE) et le Centre de recherche sur l’intervention éducative (CRIE-CRIFPE) vous invitent à une journée de présentation et d’échanges qu’ils organisent le vendredi 27 mai 2005 sur les résultats d’une recherche sur la mise en œuvre par les enseignantes et les enseignants du nouveau curriculum de l’enseignement primaire.



Cette journée (27 mai 2005) sera réservée à la présentation des résultats d’une recherche intitulée Rapports entre curriculum et intervention éducative dans l’enseignement primaire.



a) Identifier les représentations des enseignants du primaire à l’égard du nouveau curriculum d’ensei gnement et de quatre de ses dimensions en particulier: l’interdisciplinarité, la transversalité, l’approche par compé tences et l’éducation à la citoyenneté.

b) Dégager l’impact de ces représentations sur leurs pratiques en classe.



Pour s'inscrire :
Madame Denise Lauzon, secrétaire de la Chaire de recherche du Canada sur l’intervention éducative.



Téléphone: 1/(819) 821-8000, poste 1339
Télécopieur: 1/(819) 829-5343
Courriel: Denise.Lauzon@USherbrooke.ca



Afin de défrayer le coût du dossier qui sera remis aux participantes et participants, ainsi que celui des rafraîchissements et d’une collation durant les deux pauses de la journée, un montant de 10 $ vous sera demandé lors de votre arrivée le 27 mai 2005. Un reçu vous sera délivré.

Douce utopie

Je sais, c'est utopique et un peu naïf de ma part (j'assume). Toutefois, en cette période mouvementée de changements en éducation, je veux y croire plus que jamais :

Tout comme l'affectif précède le cognitif, le pédagogique doit précéder l'administratif.

Réplique savoureuse

En réponse au trop souvent entendu et «fameux» :

"Those who can, do, and those who can't, teach."
Ceux qui le peuvent, font, et ceux qui ne le peuvent pas enseignent (traduction libre),

François nous propose de lire une anecdote. La fin est savoureuse :

"Those who can teach. Those who can't find something less meaningful to do."
Ceux qui le peuvent enseignent. Ceux qui ne le peuvent pas trouvent quelque chose de moins significatif à faire (traduction libre).

Ok, c'est un peu provocateur mais, au nombre de fois où l'on m'a récité le "Ceux qui le peuvent, font, et ceux qui ne le peuvent pas enseignent", je ne pouvais passer cette anecdote (véridique ou non, peu importe) sous silence. Certaines personnes ne comprennent pas que l'on puisse vouloir devenir enseignant par choix. Oui, oui, PAR CHOIX. Personnellement, j'ai dû choisir entre médecine, droit ou éducation. Vous comprendrez que l'argent n'était pas mon critère de sélection. Non, non, je ne suis pas fou. Je suis parfaitement sain d'esprit. Du moins, je crois ;-)

MELS

Ribert Bibeau sur la liste du rtsq.qc.ca nous invite à prendre note que «l'adresse courriel de tous les employés du Ministère de l'Éducation du Québec, maintenant devenu le ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) s'écrit dorénavant de la façon suivante : Prénom.nom@mels.gouv.qc.ca . Les lettres MELS prennent la place des lettres MEQ».

Je suis désolé, mais je trouve vraiment très laid ce nouvel acronyme : MELS...

Vais-je m'y faire?

Bilan du MEQ sur la réforme au secondaire

J'ouvre Firefox et je vais faire un petit tour sur Cyberpresse, histoire de savoir ce qu'il se passe de bon. Je tombe sur :

Réforme du secondaire. Le bilan que le MEQ ne voulait pas dévoiler est assez négatif (Cyberpresse)

Je commence la lecture... Ouin... Puis, je tombe sur ce passage :

Heureusement, les professeurs ont aussi signalé que la réforme avait des effets bénéfiques sur la motivation, l'engagement des élèves dans leur apprentissage et leur capacité d'utiliser leurs connaissances. Dans l'ensemble, ils estiment que le nouveau programme a davantage d'effets bénéfiques sur les jeunes que les anciennes façons de faire.

Good ! Dans le fond, n'est-ce pas ça l'important? Il ne faudrait pas croire non plus que tout va changer comme par miracle du jour au lendemain. Il faut être un peu réaliste. Je continue la lecture...

La FSE, qui regroupe 80 000 professeurs, demande le report de l'implantation obligatoire de la réforme, prévu pour septembre prochain.

Bon, bon, bon. Je suis entièrement d'accord avec la position de Clément sur ce point : «Qu'on me démontre qu'on sera mieux équipé pour faire face à la réforme dans un an et je serai réceptif à l'idée. Qu'on m'explique ce qu'on aura fait pendant cette « pause ».»

Ne pas perdre de vue l'essentiel

J'adore cette idée. Elle n'est pas nouvelle et revient périodiquement à la surface. J'ai bien hâte de voir si, un jour de mon vivant, de telles mesures sociales seront mises en place. Malheureusement, j'en doute... Au mieux, cela restera une initiative locale et ponctuelle.

Cela me remémore une conversation que j'ai eu avec un enseignant lors de ma participation au Colloque EM 2000 à Grenoble sur «L'enseignement des mathématiques, dans les pays francophones, au XXè siècle, et ses perspectives pour le début du XXIè siècle». Lors de cette conversation, nous avons comparé certains contextes de son pays avec ceux du Canada et vice-versa. Malheureusement, je ne me souviens plus du nom de son pays (zut, je déteste avoir des trous de mémoire de ce genre...), mais il m'expliquait qu'il n'était pas naturel pour lui de concevoir qu'un directeur d'école n'enseigne plus (comme c'est le cas dans notre système d'éducation). Chez-lui, le directeur devait au moins conserver une petite partie de sa tâche d'enseignement en parallèle à ses fonctions «pour ne pas oublier le travail des enseignants».

Dans un ordre d'idée un peu différent, j'ai fait un second «apprentissage» lors de cette même soirée. Une autre personne me faisait remarquer que lors de notre groupe de travail, nous avions souvent soulevé la question de la place des technologies à l'école et discuté de ratio ordinateur/élèves. Avec un grand sourire, il m'a dit : «Alors que vous comptez le nombre d'ordinateurs, nous nous demandons si nous aurons suffisamment de craie...». Pour remettre les choses en perspective, il n'y a pas mieux. Ce dernier provenait du Burkina Faso.

Inutile de vous dire que j'ai adoré cette soirée riche en échanges de toutes sortes. L'important, c'est de ne pas perdre de vue l'essentiel ;-)

Perceptions sur le processus d'apprentissage

10% de ce que l'on lit
20% de ce que l'on entend
30% de ce que l'on voit
50% de ce que l'on voit et l'on entend
70% de ce que l'on discute avec les autres
80% de ce que l'on expérimente personnellement
95% de ce que l'on enseigne à quelqu'un d'autre

Adaptation inspirée d'Eldon Ekwall, 1974.

Écart entre les sexes : les hommes dans l’enseignement

En Ontario, à l'heure actuelle, un enseignant sur dix est un homme de moins de 30 ans. Source : Page 9, Pour parler profession, mars 2005.

Si la tendance se maintient, cela pourrait donc signifier à moyen/long terme que 90% du corps enseignant seront des femmes et 10% des hommes. Déjà que le niveau élémentaire manque cruellement d'hommes (1), cela semble maintenant vouloir s'appliquer de plus en plus à l'ensemble du réseau élémentaire et secondaire.

(1) : Enseignant au secondaire, je travaille cette année dans le cadre d'un projet pédagogique en mathématiques où je suis appelé à visiter régulièrement des classes de la maternelle/jardin à la 3e année. Vous devriez voir les yeux des petits garçons lorsqu'ils me voient. Wow! C'est certain, il y a quelque chose qui «clique» instantanément pour eux. Mon constat intuitif et émotif suite à mon expérience de cette année : il faut augmenter le nombre d'enseignants masculins à l'élémentaire. Quand je fais la lecture d'un texte comme celui-ci chez Mario (directeur d'une école élémentaire), j'en suis encore plus convaincu.

Pour en savoir plus, il est possible de consulter le rapport intitulé «Réduire l’écart entre les sexes : comment attirer les hommes dans la profession enseignante» disponible dans la section publication du site de l'Ordre des enseignantes et des enseignants de l'Ontario.